Subventions à Genève :la procédure, les délais, et les fausses conditions.
Demande reçue 14 jours avant les travaux, indice de chaleur déclaré, Eurovent refusé, deux délais de 24 mois : la procédure genevoise, datée et sourcée.
- Dans la zone d’influence d’un réseau
- Une partie de la commune seulement
- Aucun réseau de ce type ici
Nous ne publions pas de réponse ici, parce que nous ne l’avons pas. Le périmètre exact n’est pas lisible ici, et vous dire que vous êtes hors zone alors que nous n’en savons rien vous ferait peut-être engager des travaux qu’un service peut refuser. Ce qui se vérifie en quelques minutes : la carte du canton pour une première indication, puis la demande auprès des Services industriels, qui est la seule à faire foi. Retenez au moins ceci : en dessous de 50 kW, le raccordement n’est pas imposé.
Source : Portail des données SITG (État de Genève), extrait en date du 14.08.2026.
Vous trouverez sur le web genevois quatre montants différents pour la même aide, aucun avec sa source, et souvent périmés. Cette page ne publie aucun chiffre d'aide, et c'est volontaire : un barème change, une procédure beaucoup moins. Ce qui fait réellement perdre de l'argent à Genève, ce n'est pas de mal estimer un montant — c'est de rater une case de procédure.
Le montant applicable est celui du barème en vigueur au moment de votre demande — la version en cours est celle applicable dès le 1er février 2026 —, publié par le canton. Ce que nous pouvons faire ici, c'est vous éviter les six façons de perdre l'aide alors que vous y aviez droit.
Premier repère : à Genève, pour une pompe à chaleur, c'est le canton qui décide et qui verse, par son office cantonal de l'énergie. Le dépôt se fait sur la plateforme du Programme Bâtiments — attention, à Genève ce nom désigne à la fois le programme et le guichet en ligne, ce n'est pas un service fédéral distinct.
La règle « avant travaux », dans son détail exact
Le règlement cantonal pose le principe : la requête en octroi d'une subvention doit être déposée avant le début des travaux faisant l'objet de la subvention.
Le barème de l'office cantonal, applicable dès le 1er février 2026, va plus loin, et c'est lui qui compte en pratique. La requête doit être réceptionnée par l'office avant le début des travaux, et au moins 14 jours avant. La nuance est capitale : un dossier déposé la veille du chantier est techniquement « avant les travaux », et pourtant hors délai.
Le barème ajoute deux avertissements qu'il faut lire lentement. L'octroi d'une subvention ne constitue pas un droit pour celui qui la sollicite. Et les décisions sont prises dans la limite du budget disponible, les dossiers complets étant traités par ordre d'arrivée.
Trois questions reviennent sans cesse, et voici les réponses telles que les textes les donnent :
- Faut-il déposer avant de signer le contrat ou de commander la machine ? Aucun texte ne le dit. Le critère est le début des travaux, pas la commande. Méfiez-vous de qui affirme le contraire.
- Faut-il attendre la décision d'octroi pour commencer ? Aucun texte ne l'exige. Mais puisque l'octroi n'est pas un droit et dépend du budget, commencer avant la décision revient à assumer un risque financier en connaissance de cause.
- Quel barème s'applique ? Celui en vigueur à la date de réception de votre demande — pas la date des travaux. Une demande reçue un jour trop tôt ou trop tard peut relever d'un autre régime.
Les conditions techniques, et celle qui bloque tout
Pour une pompe à chaleur air-eau, la mesure d'aide vise le remplacement d'un chauffage au mazout ou au gaz naturel, ou d'un chauffage électrique fixe à résistance, par une pompe à chaleur à moteur électrique. À Genève, où le gaz est de loin la première énergie de chauffage du parc de logements, c'est très exactement le cas le plus courant.
Côté matériel, une exigence de certification s'applique. En dessous de 15 kW, la certification PAC système-module, délivrée par le groupement professionnel suisse compétent, est obligatoire pour obtenir l'aide genevoise. Entre 15 et 70 kW, si cette certification est impossible, un label de remplacement est admis : le label « Solution spéciale pompe à chaleur », un label fondé sur le règlement EHPA, ou un autre label d'un organisme accrédité agréé par la Confédération.
Et le piège en or, que le barème écrit noir sur blanc : la certification Eurovent n'est pas reconnue. Une machine présentée comme « certifiée Eurovent » ne remplit pas la condition. Un propriétaire peut perdre la totalité de l'aide sur ce seul point, sans jamais comprendre pourquoi.
Deux autres pièces méritent d'être connues avant le chantier, pas après. La puissance retenue pour le calcul est celle mesurée dans les conditions normalisées prévues par le barème. Et la garantie de performance validée de SuisseEnergie doit être jointe à la demande — c'est donc un document qui se produit avant les travaux, jamais un justificatif d'après-coup.
L'indice de chaleur déclaré conditionne l'aide
C'est l'articulation la plus forte du dossier genevois, et elle est quasiment absente du web grand public : les conditions générales du barème exigent que l'indice de dépense de chaleur moyen des trois dernières années ait été renseigné auprès de l'office cantonal de l'énergie.
Autrement dit, à Genève, ne pas avoir déclaré son indice bloque la subvention. Les deux dispositifs sont chaînés. Si vous êtes propriétaire d'un immeuble et que la déclaration a été oubliée une année, c'est ce point-là qu'il faut régler en premier — bien avant de choisir une marque de machine. Le fonctionnement de cet indice est expliqué dans le guide de l'IDC.
Deux autres conditions générales, plus simples : une demande par numéro fédéral de bâtiment et par adresse postale, et seuls les travaux portant sur des éléments déjà chauffés à l'état initial donnent droit à l'aide. Le propriétaire doit par ailleurs obtenir toutes les autorisations nécessaires, et l'aide n'est versée qu'à lui-même ou à un représentant muni d'une procuration valable.
Deux conditions qui circulent partout, et qui n'existent pas
Beaucoup de pages promettent, ou exigent, deux choses qui ne figurent ni dans le barème cantonal du 1er février 2026, ni dans le règlement :
- « Il faut trois devis comparatifs. » C'est faux. Aucune disposition genevoise n'impose de produire trois offres pour obtenir l'aide.
- « Il faut un certificat énergétique cantonal des bâtiments. » C'est faux aussi pour la mesure qui vise les pompes à chaleur : aucune condition de ce type n'y apparaît. Ce certificat, dans sa version complète avec rapport de conseil, fait l'objet d'une mesure séparée et facultative, sans lien avec votre pompe à chaleur.
Une troisième formulation demande de la nuance plutôt qu'un démenti : le règlement prévoit qu'en règle générale, le maître d'œuvre fait appel, pour des travaux subventionnés, à des entreprises établies à Genève. « En règle générale » n'est pas « obligatoirement » : c'est une orientation, pas une condition absolue.
Après l'octroi : deux délais de 24 mois, et le second est piégeux
Une fois la décision rendue, deux délais courent. Les travaux doivent être réalisés dans un délai de 24 mois à compter de l'entrée en force de la décision d'octroi. Et le dossier d'achèvement — formulaire et annexes — doit être remis à l'office dans un délai de 24 mois à compter de cette même décision. La subvention n'est versée qu'après validation de ce dossier.
Relisez la phrase précédente : les deux délais partent du même point. Le délai de remise du décompte ne court pas depuis la fin des travaux, mais depuis la décision. Un chantier qui traîne vingt mois ne laisse plus que quatre mois pour boucler le dossier final. C'est là que des dossiers pourtant acceptés se perdent.
Enfin, toute modification du projet et tout retard — notamment en cas de recours contre l'autorisation de construire — doivent être signalés à l'office. Le montant peut être réduit si le projet a été modifié, et rien n'est versé pour des travaux non autorisés. Une aide obtenue sur la base d'indications inexactes doit être immédiatement remboursée, la poursuite pénale étant réservée.
Et les Services industriels dans tout ça ?
Pour une pompe à chaleur de villa, l'aide passe par le canton. Le programme des Services industriels apporte autre chose : une visite conseil villa, diagnostic subventionné avec un reste à charge, et un réseau d'entreprises accréditées. Aucun texte n'impose d'ordre entre cette démarche et la demande cantonale ; le seul délai opposable reste celui des 14 jours avant travaux, côté canton.
La bonne séquence, en six cases
- La question du réseau thermique, avant tout le reste.
- La vérification de l'indice de dépense de chaleur, s'il s'agit d'un immeuble.
- Le choix du matériel, avec sa certification et sa garantie de performance validée.
- La voie d'autorisation ou l'annonce au canton : voir le régime genevois de l'autorisation.
- La demande d'aide, reçue au moins 14 jours avant le premier coup de pioche.
- Le chantier, puis le dossier d'achèvement, sans oublier la date de la décision d'octroi.
Pour le budget lui-même, les fourchettes pose comprise sont sur la page des prix, et les fautes de calendrier les plus fréquentes sont rassemblées dans ce récapitulatif.
Les guides qui vont avec
IMI Industrie
IMI Sàrl
Chemin du Grandchamp 7, 1018 Lausanne
CHE-316.232.256
Qui viendra chez vous
Les demandes déposées sur ce site partent chez IMI Industrie (IMI Sàrl), entreprise lausannoise inscrite au registre du commerce sous le n° CHE-316.232.256, dirigée par son fondateur Ibrahim Berisha.
Vingt ans de métier, et pas seulement dans la villa. IMI est d'abord une maison de tuyauterie industrielle : ses soudeurs sont certifiés EN ISO 9606 (Lloyd's Register), et l'équipe de quatorze techniciens intervient aussi bien sur des bâtiments administratifs, des écoles et des hôpitaux que sur des maisons individuelles. C'est elle qui a soudé et posé les conduites du réseau de chaleur à distance de la Ville de La Chaux-de-Fonds, secteur de la gare, avec l'opérateur Vadec.
Pour votre pompe à chaleur, ça change trois choses :
- L'hydraulique est faite par des gens dont c'est le métier premier. Le circuit, les raccordements, l'équilibrage : ils font ça toute l'année sur des réseaux autrement plus exigeants qu'une villa. Dans une région où la saison de chauffe est parmi les plus longues du pays, c'est le réglage qui fait la facture.
- Votre maison est à radiateurs ? Ils posent du chauffage au sol fraisé — le sol chauffant rainuré dans la chape existante, sans tout casser. C'est souvent ce qui sépare une pompe à chaleur qui consomme d'une pompe à chaleur qui tient ses promesses.
- Si la pompe à chaleur n'est pas la bonne réponse chez vous, ils vous le diront. Ils posent aussi des raccordements au chauffage à distance : ils n'ont aucune raison de vous vendre l'un plutôt que l'autre.
Entreprise vérifiable : la raison sociale, l'adresse et le numéro IDE ci-contre sont ceux du registre du commerce.
Ce que disent leurs clients
Avis publiés par des clients d'IMI Industrie, notre entreprise partenaire — ce ne sont pas des avis sur cette plateforme. Relevés le 13 août 2026 : 5,0 ★ sur 4 avis publics.
★★★★★
« L'entreprise IMI est intervenue pour le remplacement complet de mon système de chauffage. Du début à la fin, l'expérience a été irréprochable. Les délais ont été parfaitement respectés. Les travaux ont été effectués de manière très propre et organisée : aucun désordre après leur passage. »
Henri Thuau — il y a 6 mois
★★★★★
« Les travaux ont été réalisés avec beaucoup de sérieux et de professionnalisme. Monsieur Berisha a su coordonner l'ensemble du chantier avec efficacité, tout en respectant les délais et en restant attentif aux détails. Le résultat final va au-delà de nos attentes. »
Mario Foffa, 1030 Bussigny — il y a 3 mois
Vos questions, réponses simples
Quand faut-il déposer la demande ?
Avant le début des travaux, et plus précisément : elle doit avoir été réceptionnée par l'office cantonal de l'énergie au moins 14 jours avant le premier coup de pioche. Un dépôt la veille du chantier est hors délai, même s'il précède techniquement les travaux. C'est la faute la plus coûteuse du dossier genevois.
Faut-il attendre la décision avant de commencer ?
Aucun texte ne l'exige. Mais l'octroi n'est pas un droit : les décisions sont prises dans la limite du budget disponible, et les dossiers complets sont traités par ordre d'arrivée. Commencer avant la décision, c'est donc assumer un risque financier. À vous de le décider en connaissance de cause, pas de le découvrir après.
Trois devis sont-ils obligatoires ?
Non. Cette exigence circule beaucoup, elle ne figure ni dans le barème cantonal du 1er février 2026, ni dans le règlement d'application de la loi sur l'énergie. Le certificat énergétique cantonal des bâtiments n'est pas non plus une condition pour la mesure qui vise les pompes à chaleur : il relève d'une mesure séparée et facultative.
Quelle certification la machine doit-elle porter ?
En dessous de 15 kW, la certification délivrée par le groupement professionnel suisse compétent est exigée. Entre 15 et 70 kW, des labels de remplacement sont admis lorsque cette certification est impossible. Un point à vérifier absolument : le barème précise que la certification Eurovent n'est pas reconnue à Genève.
Mon indice de dépense de chaleur a-t-il un rapport avec l'aide ?
Un rapport direct. Les conditions générales du barème exigent que l'indice moyen des trois dernières années ait été renseigné auprès de l'office cantonal de l'énergie. Une déclaration oubliée bloque donc la demande, indépendamment de la qualité du projet. C'est à régler en premier sur un immeuble.
Combien de temps ai-je après l'octroi ?
Vingt-quatre mois pour réaliser les travaux, et vingt-quatre mois pour remettre le dossier d'achèvement — mais les deux délais courent depuis l'entrée en force de la décision d'octroi, pas depuis la fin du chantier. Un chantier qui dure vingt mois ne laisse donc que quatre mois pour boucler le dossier final, et le versement n'intervient qu'après sa validation.
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